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Bon, histoire de changer un peu des tiling WMs et compagnie, et parcequ’il faut bien se détendre de temps en temps, laissez moi vous présenter pioneer space simulator!

Les plus vieux d’entre vous se rappelleront peut être Elite et surtout ses suites, Frontier: Elite et Frontier: First encounter, développés à l’époque par David Braben. Frontier, c’était une galaxie composé de millions de systèmes solaires générés procéduralement, chacun possédant ses caractéristiques (nombre de planètes – elles aussi générées procéduralement,etc) et respectant les lois de la physique newtonienne (on pouvait se mettre en orbite d’une planète « à la main », le modèle de vol n’était pas « arcade » mais réaliste (en gros, non, on ne peut pas freiner de 3000 kilomètres par seconde à zéro instantanément – à moins de s’écraser comme une bouse sur la première planète venue, et si on se colle à 10 km/s, et qu’on coupe les moteurs, dans le vide, eh bien on reste à 10km/s (à moins d’être à proximité du champ gravitationnel d’un corps céleste).

Dans Frontier, on pouvait donc visiter un nombre important de systèmes solaires, se poser sur des planètes terraformées ou sur de simples astéroïdes, se servir de la gravité pour accélerer, faire du commerce, de la piraterie, des missions militaires ou d’assassinat, du taxi, etc. Un univers entier au bout du clavier!

Eh bien Pioneer, c’est un jeu qui s’inspire de Frontier, en version « actualisée »: tout est généré procéduralement, de la galaxie aux canyons d’Io. Et en plus, c’est ‘achement joli 🙂

I. Installation de pioneer.
Rien de bien difficile en l’occurrence. Vous aurez besoin de git, normalement disponible sur les dépôts de votre distribution, pour l’installer sur architecture 64 bits. Les versions linux 32bits, windows (fear!) et Mac OS X sont disponibles sur le site de pioneer:

http://pioneerspacesim.net/

Cependant, l’avantage avec git, c’est de pouvoir compiler directement le source à partir de la branche master, et ainsi de profiter des toutes dernières nouveautés non disponibles dans l’alpha précédente (en l’occurence, l’alpha 13), les développeurs étant très actifs (et pour papoter de temps en temps avec eux sur irc, de vrais fans d’astronomie, de simulation spatiale et, ce qui ne gâche rien, très sympas!). Bon, ce qui suit est grosso modo une traduction du tuto disponible en anglais sur leur wiki ( http://pioneerspacesim.net/wiki/index.php?title=Compiling_pioneer ).

Bon, tout d’abord, cloner le dépôt git:

git clone git://github.com/pioneerspacesim/pioneer.git

Environ 250Mo, rien de bien méchant, le tout rangé dans un répertoire « pioneer » (sans dec’ 🙂 )

Il vous faudra les dépendances suivantes:

libsigc++-2.0-dev libglut3-dev libglew1.5-dev libsdl1.2-dev libvorbis-dev libsdl-image1.2-dev dh-autoreconf git libfreetype6-dev et bien sûr git et autoconf!

(Normalement déjà installées sous Arch, et dispos sur les dépôts de votre distro préférée 🙂 )

Par défaut, vous serez sur la branche master, si vous désirez compiler une release « stable », par exemple l’alpha14 (la dernière en date):

cd pioneer

git checkout alpha14

La compilation proprement dite:

cd pioneer

./bootstrap

./configure

make

Puis un simple:

ln -s ../data ./src/data

Puis, il ne reste plus qu’à lancer pioneer:

./src/pioneer

Et maintenant, passons – enfin – à la partie intéressante: le JEU!

II- Comment je décolle?
Bon, déjà, avant toute chose, au lancement vous aurez un menu assez basique, avec plusieurs positions de départ (La Terre, Système Sol et Epsilon Eridani, le debug point lui… porte bien son nom 🙂 ). Pour commencer, partons donc de la Terre (bin ouais, soyons un peu chauvins quand même 🙂 ).

Vous vous trouverez donc posé sur le spatioport de Brasilia, dans un Eagle MKII flambant neuf que… nous allons revendre directement! Bon, pour vous simplifier la vie, sachez que la combinaison Ctrl-M vous permet d’augmenter le nombre de crédit dont vous disposez, et comme le jeu est encore en alpha, pas de missions d’assassinat payées 30.000 crédits, ni de routes commerciales vraiment rentables (mais ça va venir, les missions d’assassinat sont en test, ainsi que les mission type « rendez-vous »). Donc, appuyez une bonne dizaine de fois sur Ctrl-M histoire d’avoir un ou deux millions de crédits (oui, un vaisseau, ça coûte cher, son équipement aussi, surtout si vous prenez un accélérateur à plasma comme arme principale… Et oui, tricher saylemal, mais pour le moment, on teste un jeu qui n’est pas encore terminé). Si le décor vous semble vide au début, laissez mouliner un peu le temps que le logiciel génère l’environnement proche – vous n’aurez pas ce problème en descendant de l’orbite basse d’une planète jusqu’à ce joli canyon où vous vous feriez bien un remake de la Tranchée de SW:Episode 4, vu que le logiciel génèrera au fur et à mesure l’environnement. Mais là, comme on vient juste de lancer le jeu à la surface d’une planète, il vaut mieux le laisser mouliner un peu. Ici, sur un vieux Core2Duo 2GHz/2Go de RAM de 2008 avec une petite nvidia GT220 1Go, je joue sans problème avec le niveau de détail very high pour les planètes et High pour les villes/spatioports, textures des planètes ON, Fractals Details Very High (ça, c’est dans la alpha15-dev 😉 ).

Maintenant, appuyez sur F4 pour afficher le menu du spatioport/station orbitale où vous vous trouvez. Vous allez vous retrouver en face de cet écran (pas très joli, mais bon, c’est une alpha, le reste est bien plus joli):

Plusieurs options:

  • Request Launch: autorisation de décollage!!!
  • Shipyard: Chantier naval, c’est là qu’on va acheter et équiper notre nouveau vaisseau!
  • Commodities market: la Bourse! c’est là que vous achèterez votre carburant (Hydrogène pour une propulsion classique, carburant militaire pour une propulsion… militaire), différents produits légaux dans ce système (eh oui, certains systèmes acceptent le trafic d’esclaves ou de narcotiques, pas d’autres)
  • Bulletin Board: c’est là que vous pouvez récupérer différentes missions, acheter sur le marché noir, ou donner des thunes à des œuvres de « charité » (dont l’utilité est nulle pour le moment, mais qui devraient avoir leur importance dans le scénario du jeu par la suite)
  • Contact local police: pour payer vos amendes pour, par exemple, piraterie et meurtre, délit de fuite, utilisation prohibée d’une arme à proximité d’une station orbitale, largage de produits radioactifs dans l’atmosphère d’une planète peuplée, etc… Ah oui, une propulsion militaire transforme le carburant militaire en produits radioactifs, pensez donc à vider votre soute de ces saloperies à l’entrée dans un nouveau système…

Bon, normalement, avec le tip Ctrl+M vous devez avoir suffisamment de thunes pour vous payer un vaisseau potable. Direction « Shipyard » donc, puis « New & Reconditionned ships ». Je vous conseille de choisir un vaisseau du style Cobra MKIII, ASP Explorer, Viper Defence Craft, Constrictor – enfin bref, quelque chose entre 55 et 120 tonnes de soute. Par exemple ici, un bon vieux Cobra MKIII.

Une fois votre nouveau joujou acheté… Eh bien, mis à part une propulsion classique, vous êtes à poil (même pas de bouclier atmosphérique! Désintégration (lente) assurée à l’approche d’une planète pourvue d’une atmosphère!). Pas de lézard, direction « Ship Equipment » dans le menu. Ici, j’équipe mon bon vieux Cobra MKIII comme suit:

  • Atmospheric Shielding: bouclier atmosphérique – j’ai pas envie de finir en brochette!
  • Scanner: permet de visualiser l’environnement proche (<1000 km si je ne me trompe): vaisseaux, stations spatiales…
  • Advanced ECM System ou ECM System: pas vraiment utile pour le moment, mais bon, si jamais la police vous canarde avec des missiles navals, vous serez heureux de posséder un système de contremesure!
  • Un seul Shield Generator: ça peut toujours servir – dans un vaisseau plus gros, genre >1000 tonnes, j’en collerai une quinzaine – même plus besoin de tirer sur les pirates, suffit de leur rentrer dans le lard!
  • Autopilot: lui, vous allez en avoir besoin! l’espace c’est GRAND! les distances sont énormes, et une planète, c’est PETIT!
  • Radar Mapper.
  • Hypercloud Analyzer: l’outil préféré de l’assassin. Permet de locker le nuage hyperspatial d’un vaisseau en fuite pour connaître sa destination. Et si vous avez une meilleure propulsion que lui, vous arriverez AVANT lui dans le système où il s’enfuit.
  • Personnellement, je revends toujours ma propulsion hyperdrive standard pour la remplacer par la propulsion militaire de classe supérieure: dans le cas du Cobra MKIII, une propulsion militaire Classe 4 me donne un rayon d’action de 30 années lumières environ, consomme moins et surtout est plus rapide pour 10 tonnes de plus que la propulsion hyperspatiale standard de classe 3: tout bénef pour un assassin ou un militaire!
  • un laser 2MW à l’avant, un laser 1MW à l’arrière: suffisant pour le moment, mais à remplacer par un laser 4MW si la profession de tueur à gages vous botte (mais bon, pour le moment, pas de missions d’assassinat)

Et voilà un bon petit vaisseau parfait pour faire de l’exploration sans prendre trop de risques. Maintenant, on décolle!!

Toujours dans le menu du spatioport, sélectionnez « Request Launch », puis, directement après, appuyez sur F5 pour passer en mode « set speed », et F6 pour rentrer votre train d’atterrissage (pensez à le sortir à chaque atterrissage, et à le rentrer à chaque décollage…).

Normalement, vous devriez voler à environ 50 mètres par seconde en ligne droite, parrallèle au sol, à une 100aine de mètres d’altitude.

Pour augmenter votre vitesse désirée, appuyez sur la touche Entrée, pour diminuer la vitesse désirée, touche shift de droite. Calez vous à 300 mètres par seconde. Vous verrez que votre vaisseau accélèrera jusqu’à ce que la vitesse atteigne 300 m/s. Pour contrôler l’orientation de votre vaisseau, deux possibilités:

  • clic droit de la souris maintenu, puis bouger la souris.
  • les touches azeqsd (pensez à les configurer dans les options (touches Esc): A et E gère le pitch roll (vous tournez sur votre axe), z et s gère l’orientation « haut/bas » et q et d « gauche/droite »

Allez, on est presque prêts à faire notre premier voyage intra système vers, disons, Mars. Pour celà, relevez le nez de votre appareil, et accélérez à disons… 5 km/s. Maintenant, nous allons accélérer le temps, grâce aux icônes en bas à gauche (||, >, >>,…, >>>>>). Cliquez sur « >> » pour multiplier le temps par environ 10, appuyez sur F1 pour cycler les différentes vues disponibles et voir cette bonne vieille Terre s’éloigner…

Pour sélectionner Mars, rien de plus simple, cliquez dessus (son nom doit apparaître, si ce n’est pas le cas, appuyez sur F8). Puis appuyez sur F4, vous devriez obtenir quelque chose de ce style:

Et là, merci l’autopilote, à gauche, il nous propose d’entrer sur plusieurs orbites autour de Mars, et à droite, nous avons la liste des spatioports de ce système solaire. Rien ne vous empêche d’aller vous coller en orbite de Mars à la main (c’est d’ailleurs un bon entraînement!), mais ce serait un peu long à expliquer! cliquez sur « Enter Low Orbit around Mars », l’autopilote s’occupera de tout pour vous! Accélerez le temps à fond, laissez mouliner jusqu’à l’arrêt des moteurs: vous êtes en orbite martienne (Eh oui, Mars a été terraformée pour l’occasion!).

C’est beau, hein? Comme vous êtes en contrôle manuel, et dans le vide, tant que vous ne touchez à rien, vous êtes en orbite basse, à environ 3km/s. Augmentez la vitesse du temps pour voir le moteur physique à l’œuvre: et oui, vous tournez autour de la planète! n’hésitez pas à utiliser zqsd pour orienter le vaisseau et profiter du panorama, parceque la prochaine étape va être de se POSER sur Mars (enfin sur un spatioport martien). Comme il est si bien dit dans le Guide Galactique (le bouquin, pas le pseudo film, hein!): PAS DE PANIQUE! Je vais vous expliquer la méthode « douce » ou du moins, la plus sûre à mes yeux, pour atterrir en douceur – il y en à d’autres limite suicidaires, mais ça, je vous laisserai les découvrir! -. On va d’abord laisser tourner un peu le vaisseau autour de la planète pour repérer le spatioport qui nous intéresse, le locker, puis tranquillement rentrer dans l’atmosphère et décélérer en douceur.

Dans mon cas, j’ai choisi le spatioport d’Olympus Mons. Laissez tourner le vaisseau en orbite jusqu’à ce que vous soyez à environ 2000km de votre objectif. Orientez vous vers le spatioport, puis appuyez sur F5 pour repasser en mode « Set Speed ». Comme vous êtes déjà à 3km/s autour de Mars, les moteurs se contenteront de vous recaler à cette vitesse dans la bonne direction. Accélérez le temps, tout en vous rapprochant d’Olympus Mons (ou de tout autre spatioport que vous aurez choisi). Lorsque vous êtes à environ 200km d’altitude, diminuez votre vitesse aux alentours de 2km/s (touche shift droite!). Notez que votre vaisseau se comporte comme une brique volante: il lui faut du temps pour décélérer, il est donc très important d’anticiper!!! Gardez le cap, réduisez votre vitesse progressivement pour être aux alentours de 200m/s à une dizaine de kilomètres de votre objectif. Repassez en « temps normal »!! C’est le moment de contacter la tour de contrôle pour leur demander l’autorisation d’atterrir: appuyez sur F4:

Sélectionnez « Request Docking Clearance ». La tour de contrôle vous indiquera sur quelle « piste » vous poser (par exemple, « Dock 1 ». Continuez votre approche en douceur, pour vous positionner au-dessus du dock, sortez votre train d’atterrissage!, et positionnez vous à l’horizontale à une cinquantaine de mètres au dessus du dock, à une vitesse de… 0 m/s! Appuyez sur F5 pour couper les moteurs, puis laissez tranquillement la gravité faire son job de… gravitation. Et voilà! Notez que l’autopilote peut s’en occuper tout seul comme un grand… mais bon, autant pour une station spatiale je lui fais confiance, autant quand j’ai une boule de 2000km de rayon en dessous de moi, je préfère prendre les choses en main tout seul comme un grand!

Allez, prochaine étape, hyperespaaaace!

III. Vers l’infini et au delà.
Dans ce dernier chapître, relativement court,  je vais vous montrer comment voyager dans la galaxie. Une fois posé, appuyez sur F2. La carte galactique devrait apparaître:

Eh oui, c’est immense, et vous ne voyez qu’une toute petite portion de la galaxie (pour vous faire une idée de la taille, appuyez sur F8). Avec la souris, ou les flèches du clavier, sélectionnez un système habité (indiqués par « Some established mining » ou « Thriving outdoor world » par exemple. Les systèmes indiqués « no registered settlement » sont tout à fait explorables, mais ne possèdent pas de spatioport! pensez à faire le plein!!). Si vous voulez voir la description du système sélectionné, appuyez sur F7, et si vous voulez voir le système lui même, F6. Notez que F7 permet de sélectionner une planète comme lorsque nous avons sélectionné Mars: en cliquant dessus! Très pratique à l’entrée dans un système, pour régler l’autopilote directement sur la planète qui nous intéresse (en effet, à l’entrée dans un système, vous êtes loin de tout objet, et, par exemple, les petites planètes proches de l’étoile n’apparaissent pas forcément sur l’écran de jeu (trop petites)). Notez aussi la petite boîte de recherche en bas à droite, très pratique en cas de mission…

Une fois votre destination sélectionnée, appuyez sur F1 pour revenir à l’écran de jeu, décollez, attendez un peu puis appuyez sur F7 pour passer en hyperespace. Notez que plus vous avez choisi une destination éloignée, plus vous consommerez de carburant et plus le temps passé en hyperespace sera long.
De même, pensez à vérifier votre rayon d’action hyperspatial (touche F3 pour afficher les différentes caractéristiques du vaisseau, ce que vous avez en soute, vos missions, etc…).

Et voilà! C’est fini pour cette petite présentation de Pioneer Space Simulator, un jeu qui devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure de son développement. J’espère vous avoir donné envie de le tester, et bon jeu à vous!

4 Comments

    • Pheimors
    • Posted 10 septembre 2011 at 17 h 01 min
    • Permalink

    Question simulateur de vol spatiaux réaliste, on trouve aussi l’excellentissime orbiter. Uniquement sous windows, mais il me semble qu’il tourne plutôt bien avec Wine.
    http://orbit.medphys.ucl.ac.uk/

    • lidstah
    • Posted 11 septembre 2011 at 3 h 56 min
    • Permalink

    Je n’ai pas eu l’occasion de le tester, mais je le note dans ma todo list perso 😉
    Ce que j’aime bien avec pioneer, en dehors de la simulation propre, c’est la volonté des devs de construire un univers cohérent, avec un background et un scénario, en plus de l’aspect « sandbox » du logiciel, ce qui peut différer d’orbiter, par exemple, plus axé (du moins à ce que j’ai vu) sur la simulation pure (et pour le coup vraiment réelle!).
    En tout cas, merci Pheimors, je vais me tester ça (déjà pour voir si ça passe avec wine), dès que je suis sorti de ma cure de désintox de Thief: Deadly Shadows (et ses préquelles (aaah, Le manoir de Constantine…))

    • r34om
    • Posted 29 novembre 2011 at 17 h 58 min
    • Permalink

    bonjour,je suis débutant sur pioneer(alpha 16) et j’ai déjà 2 problèmes…:)
    avec le vaisseau de départ,je n’ai eu qu’une fois l’hyperespace et maintenant je l’ai plus ,même si je recommence une partie.
    et puis la combinaison CTRL-M ne fais rien, je reste toujours a 100,00 de cash.du coup je ne peut pas m’acheter de vaisseaux ni changer de système solaire.
    Je voulais savoir si vous aviez des solutions à ces problèmes là;
    merci d’avance

    • stefane
    • Posted 29 juin 2013 at 23 h 43 min
    • Permalink

    Le CTRL + M en clavier querty = CTRL + , (control+virgule)

    Excellent jeu j’ai vraiment l’impression de revivre frontier elite 2
    C’est genial

    Autre jeu comme lui : vegastrike !!

    A ++


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